[Circo] Visite du CHU de Reims

En cette période de crise sanitaire, je me suis rendue au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Reims afin de rencontrer les équipes et d’échanger avec les personnels de santé avec lesquels nous avons pu dresser le bilan sur la gestion de la crise.

Au cœur de la crise, le CHU de Reims aura su grâce au courage et au dévouement de l’ensemble de ses personnels soignants et non-soignants, faire face à l’afflux important de patients touchés par la maladie. 

Cette crise aura permis à l’hôpital de mettre en avant les forces et les faiblesses de son organisation et de ses pratiques. J’étais heureuse de constater le développement de nombreuses bonnes pratiques telles que la télé-consultation pour les personnes nécessitant un suivi régulier de leur état général de santé et ne pouvant se déplacer au risque d’être contaminées mais également de permettre aux personnels hospitaliers une meilleure gestion des flux humains sur site.

Cette période difficile aura également mis en avant l’importance de tous les maillons de la chaine hospitalière, qu’ils soient des personnels soignants et non-soignants. Je pense aux hommes et femmes de ménage ainsi qu’aux services de blanchisserie qui ont dû augmenter très fortement leur charge de travail et que je tiens à remercier tout particulièrement pour leur courage et leur engagement au service de nos concitoyens.

La prochaine phase qui va s’imposer à nous est celle de l’après confinement. Nous allons tous ensemble poursuivre nos efforts afin d’améliorer notre système de santé. Je suivrai et défendrai ces sujets lors du Projet de loi de Finance et du Projet de loi de financement de la sécurité sociale qui seront examinés dès septembre à l’Assemblée Nationale. Je serai particulièrement attentive et vigilante à ce que nous donnions les moyens à tous les maillons de la chaîne hospitalière d’exercer leur métier dans des conditions dignes.

Par ailleurs, dans le cadre de la construction du nouvel hôpital, je serai pleinement engagée et suivrai attentivement la création du Conseil national de l’investissement en santé afin d’équiper suffisamment en matériel cet ouvrage public qui a pour ambition de moderniser l’offre de soins mais également d’offrir un confort pour les résidents, pour les praticiens mais aussi pour les personnes de passage en réduisant la pénibilité grâce à des circuits optimisés.

Je souhaite remercier le professeur Philippe Rieu, Président de la Commission Médicale d’Etablissement, Frédéric Espenel, Directeur Général Adjoint ainsi que le Docteur Cousson des services de réanimation ainsi que l’ensemble des équipes du CHU pour leur accueil mais surtout pour leur courage et leur dévouement au service de tous nos concitoyens.

[Communiqué de presse] Adoption du projet de loi Bioéthique

Depuis le lundi 27 juillet, nous avons étudié en séance plénière le projet de loi relatif à la bioéthique. C’est un texte largement enrichi par les députés de tous bords qui est revenu devant l’Assemblée nationale. Son fil rouge doit être de placer l’humain au centre de toutes les préoccupations. Il a ainsi vocation à encadrer les avancées de la science et à délimiter ce qui est possible de ce qui est souhaitable, en conciliant avec justesse les principes de dignité, de solidarité et de liberté de chacun.


Dans ce cadre, nous avons été amenés à étudier des propositions qui transcendent l’opinion de nos groupes politiques et questionnent notre vision du monde et de la société. Tous nos débats doivent donc se faire au travers d’un seul prisme, celui de l’intérêt supérieur de l’enfant. Voilà ce qui doit seul guider la main du législateur.
Plusieurs avancées permises par ce projet de loi me semblent pleinement répondre à cet impératif.


Je pense premièrement à l’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, qu’elles portent leur projet familial seules ou au sein d’un couple de femmes. En élisant Emmanuel Macron à la présidence de la République, les Français ont marqué leur adhésion à cette mesure. Ils l’ont encensée, nous l’avons adoptée.


Dans la même optique, nous ne pouvons que garantir à toutes un remboursement intégral de la PMA. En effet, dans une République sociale, le fait de pouvoir donner la vie ne peut pas dépendre de critères économiques.


De même, garantir le droit d’accès à leurs origines pour les personnes issues d’un don de gamètes s’inscrit pleinement dans l’esprit du texte. Nous gardons le principe de liberté au coeur de la bioéthique, en se basant d’une part sur l’expression de la volonté de l’enfant de connaître l’identité du donneur, et d’autre part sur le consentement éclairé de ce dernier.
Cependant, je ne peux qu’exprimer mon regret vis-à-vis de certaines orientations prises par ce projet de loi.


En premier lieu, celle du refus net de la reconnaissance des filiations des enfants issus de la GPA nés à l’étranger. Suivre le sens de la jurisprudence récente aurait permis une véritable égalité de droit entre tous les enfants de la république. Au-delà de créer des droits pour les enfants, nous aurions créé des devoirs pour les parents.


Enfin, l’amendement supprimant toute sélection basée sur l’orientation sexuelle du donneur pour les dons de sang ou d’organes a été rejeté. Nous manquons ici, à mon sens, une marche de l’histoire. Nous laissons la porte ouverte à des discriminations qui divisent les français, en ne permettant pas à chacun d’entre eux de contribuer à l’effort de solidarité nationale.


Malgré ces quelques points, les problématiques que nous évoquons aujourd’hui touchent chacun d’entre nous dans son for intérieur. De ce fait, nous ne trouverons jamais de consensus absolu : le compromis s’impose. Je fais ainsi confiance à chaque acteur de notre société pour agir comme sa conscience le lui dicte et pour toujours faire au mieux.


C’est pourquoi j’ai voté en faveur de ce projet de loi.