Représentativité des TPE/PME dans les organisations professionnelles

28 juillet 2020

Publiée le 19 novembre 2019 : 

Mme Aina Kuric attire l’attention de Mme la ministre du travail sur la représentativité des TPE/PME dans les branches professionnelles. En effet, le poids des organisations professionnelles repose sur le nombre de salariés. Ce mode de représentativité défavorise les petites structures qui représentent pourtant la grande majorité des entreprises françaises et dont Mme la ministre ne méconnaît pas l’importance en termes d’emploi dans les territoires ruraux. Les ordonnances du 22 septembre 2017 prévoient que des dispositions particulières soient prises pour les entreprises de moins de 50 salariés. Cependant l’organisation actuelle des accords de branches conduit à ce que les TPE/PME, qui sont les premières concernées, sont bien souvent dans l’incapacité à s’opposer à ces accords. Afin de permettre un rééquilibre en faveur des petites entreprises, une double représentativité, dans les branches professionnelles pourrait être instaurée. Celle-ci reposerait sur la prise compte du nombre d’entreprises adhérentes à l’organisation professionnelle, en plus du nombre de salariés qu’elle représente. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage favorablement l’idée d’améliorer la représentativité des TPE/PME française dans les branches professionnelles.

Réponse publiée le 12/01/2021 : 

Un bilan du premier cycle de la représentativité patronale a été publié sur le site du ministère en juillet 2018, dans le cadre du Haut conseil au dialogue social, dans lequel l’union des entreprises de proximité (U2P), le mouvement des entreprises de France (Medef), la confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et la fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) ont pu exposer leurs pistes d’évolution. Depuis 2019, ces organisations professionnelles se sont réunies régulièrement en groupe de travail à l’initiative de la direction générale du travail, afin de piloter le processus de détermination de leur représentativité actuellement en cours. Le cadre législatif introduit par la loi du 5 mars 2014 a déjà connu une évolution importante relative aux modalités de calcul de l’audience patronale, prévues par l’article 35 de la loi du 8 août 2016. La loi du 5 mars 2014 précisait que le critère de l’audience patronale était considéré comme satisfait dès lors qu’adhère à une organisation professionnelle d’employeurs au moins 8 % de l’ensemble des entreprises adhérentes aux organisations professionnelles d’employeurs du niveau considéré (branche professionnelle ou niveau national interprofessionnel). Le 19 janvier 2016, le Medef et la CGPME ont conclu une position commune proposant de modifier ces modalités de calcul de l’audience, afin de davantage tenir compte de la spécificité et de la diversité des organisations professionnelles et des branches. Cet accord prévoyait que le calcul de l’audience patronale devait tenir compte pour 20 % du nombre des entreprises adhérentes et pour 80 % du nombre des salariés de ces entreprises. Dans le prolongement des débats de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale sur le projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs, le Medef, la CGPME et l’union des entreprises de proximité (UPA) ont conclu une nouvelle position commune le 2 mai 2016, proposant de mesurer l’audience patronale soit en fonction du nombre d’entreprises adhérentes aux organisations professionnelles, soit en fonction du nombre de salariés des entreprises adhérentes aux mêmes organisations. Reprises à l’article 35 de la loi du 8 août 2016, ces nouvelles modalités de calcul de l’audience prévoient désormais que le seuil de 8 % nécessaire pour remplir le critère de l’audience au niveau des branches professionnelles et au niveau national interprofessionnel est calculé : • soit au regard du nombre d’entreprises adhérentes, • soit au regard du nombre de salariés des entreprises adhérentes. Une nouvelle évolution d’ampleur de ce dispositif n’est envisageable qu’en présence d’une position commune entre les différentes organisations professionnelles intéressées.

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Romain Chantemargue

Conseiller communication et relations presses

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